« La blogueuse » expliquée au référenceur (ou l’inverse)

Posted on Fév 4, 2014 in Humeur
37 Comments

Disclaimer : certains twittos ont été floutés pour préserver leur réputation (parce que je suis sympa. Ou bête). Clairement, ils n'ont pas réalisé ce qu'ils disaient.

cocaine

Je ne sous entends absolument rien. J'aime bien l'image, c'est tout

L'affaire Buzzea aura au moins eu un bénéfice, celui de me faire rebloguer (ô, ironie !). (Oui, inutile de faire semblant : je sais que je vous ai manqué).

Je n'avais aucune intention d'ajouter mon grain de sel à cette histoire, mais à la lecture de certains tweets et billets SEOs pas piqués des hannetons sur la relation marque-blogueurs et le "devoir" de connaissances en référencement, je me suis dis que ça méritait bien que je gâche mon dimanche après-midi (oui, on est mardi. So what ?).

Rappels

Un lien=une recommandation. C'est vrai d'un point de vue moteur, et c'est vrai aussi du point de vue de l'internaute.

Partant de là, un billet de blog sponsorisé contenant des liens dofollow, selon la loi de Google, c'est illégal : que vous achetiez ou vendiez des liens, vous risquez  une sanction si vous ne respectez pas cette règle fondamentale (perte de Page Rank, déclassement de votre site…). Le référenceur connait cette loi par coeur puisque son business, c'est justement de faire des liens dofollow pour manipuler l'algorithme de Google. Il se laisse donc rarement prendre en défaut lorsqu'il achète un lien, et son origine commerciale n'est donc jamais ou presque précisée.


Lapin compris do follow

Lapin compris

Selon la vraie loi, par contre, ce qui est illégal, c'est de ne pas mentionner l'achat de lien dans un article (37 000€ d'amende et même un peu de prison pour le blogueur comme l'annonceur). La nature dofollow ou nofollow du lien n'a logiquement aucune importance aux yeux de la loi, ce qui compte c'est qu'on précise au lecteur que la recommandation n'est pas spontanée. Buzzea faisait scrupuleusement respecter cette loi à ses blogueurs et à ses clients annonceurs, la règle de Google étant quant à elle volontairement ignorée par la plateforme de mise en relation marques-blogueurs selon le principe qu'un éditeur de contenus reste libre de ses choix (et ça peut effectivement se défendre).


Lapin compris no follow

Lapin compris !

A noter d'ailleurs que la version par défaut d'un lien, c'est le dofollow. Pourquoi imaginer qu'il existe une alternative, et pour quoi faire de toute façon ? Le nofollow, c'est un truc obscur inventé par Google pour les SEOs, un bout de code (de code, allô !) qu'il faut intégrer manuellement à ses liens (re, allô !). Si on ne s’intéresse pas au référencement, comment peut-on savoir et comprendre une chose pareille ? Et si même une plateforme aussi populaire que Buzzea ne met pas en garde ses blogueurs, comment les blâmer ?

Oui, mais

blog buzzea

Ca n'est pas /totalement/ illogique, en meme temps

Et là on me rétorquera que les blogueurs, de par la nature de leur activité, devraient s'intéresser au référencement. C'était en tout cas l'avis de nombreux référenceurs sur la question dans ma TimeLine ces derniers jours. Ça peut se discuter, mais un observateur attentif remarquera qu'à l’inverse du référenceur, le blogueur amateur, lui, n'est pas un professionnel.

Je baise pas, je fais l'amour

les pros

I'm fucking awesome!

Donc je résume :​ d'un coté nous avons les pros (les référenceurs, les webmarketeux, les "blogueurs pros") dont l'unique objectif est pécuniaire et qui disposent d'un arsenal de méthodes, de connaissances et de compétences acquises pour arriver (ou pas) à leurs fins (grimper dans les SERPs, augmenter leur nombre de pages vues pour y coller de la pub, des liens dofollow, vendre des articles sponsorisés, faire de l'affiliation…name it). On appelle ça la monétisation.

Les pros connaissaient les "règles du jeu de Google" et comment les contourner car ils en ont fait leur gagne-pain. Généralement, quand le professionnel est victime d'une sanction de la part de Google, il peste (beaucoup) mais comme il mise rarement sur un seul cheval, ce n'est jamais vraiment la fin des haricots.


Fun fact (Le saviez vous ?)

Les SEOs, qui font partie des pros, aiment bien faire la morale aux autres pros (les référenceurs, les webmarketeux, les "blogueurs pros") sur leurs méthodes, leur éthique et leur professionnalisme en général (c'est un milieu très solidaire).

Quand un non-professionnel se mêle à l'équation comme dans l'affaire Buzzea, le SEO atteint alors ce que mes recherches m'ont amenées à identifier comme "UN PUTAIN D'ORGASME".

 


 De l'autre coté, nous avons le blogueur amateur, donc, qui par passion et grâce à une assiduité souvent remarquable suscite l'intérêt de ses paires et, parfois, des marques gravitant autour de sa sphère. Et parfois, donc, le blogueur est amené à rédiger "un billet sponsorisé" contenant par défaut des liens dofollow pour une marque en échange d'un cadeau ou d'un petit chèque, ce qui lui permet de joindre l'utile à l'agréable. On appelle aussi ça de la monétisation. Le blogueur amateur n'a, de par l'amateurisme propre à son activité de loisir, aucun plan b en cas de pénalité de Google pour "vente de liens" et tombe évidemment des nues car il n'y comprend rien, s'apitoyant sur son malheureux sort (perte d'un PR âprement gagné et garant de tarifs parfois élevés).

"Toutes façons, je suis sûre que c'est la faute de google s'il pleut chez moi aujourd'hui #parano #buzzea #blogs #buzzeaDay"

— Milie.cquoicebruit (@Milie_MW) 30 Janvier 2014

blogueuse pute

CQFD

Même topo pour "La blogueuse". Dans son cas par contre, il ne s'agit pas à proprement parler de monétisation.

Attention parce que la différence est très subtile : on appelle ça DE LA PROSTITUTION.

 

"La blogueuse", le fléau du web


blogueuse connasse

IN.YOUR.FACE la blogueuse

Mais qui est "La blogueuse" ?

C'est un sous-genre de l'espèce humaine de sexe féminin, lui même généralement considéré comme une sous-espèce (c'est vous dire). Très répandu à travers la toile, son activité principale consiste à parler de mode et de beauté (déjà, là, on voit bien se dessiner le profil de la pute).

seo bisounours

MAIS PUISQU'ON VOUS DIT QU'ON N'EST PAS DES BISOUNOURS (BORDEL) !

Là ou ça devient problématique, c'est que "La blogueuse" est massivement suivie sur les réseaux sociaux, que son avis fait autorité et que ses très (trop !) nombreux articles de plus de 500 mots pour parler bottes et rouge à lèvres règnent sans partage sur les SERPs.

A noter pourtant que le saint Graal de la blogueuse n'est pas de se placer en première page de Google, mais d'être en Home d'Hellocoton (on a les idoles qu'on mérite, on est d'accord).

hardcore blogging

Du cul ! Du cul !

Forte de cette visibilité pour le moins suspecte, "La blogueuse" est parfois abreuvée de cadeaux de la part des marques, qui ont l'espoir d'être citées favorablement dans un prochain billet : maquillage, vêtements, codes promos, etc…

blogueuse pute

On imaginait bien !

Autant de cadeaux qui ciblent parfaitement les intérêts de "La blogueuse" et de son lectora. L'arnaque est hyper bien foutue.

blogueuse conne

Mais la conne quoi.

 

Penser dès lors que "La blogueuse" puisse avoir une quelconque objectivité sur les produits reçus, une conscience morale ou un jugement éditorial raisonné est évidemment un non-sens complet.

Et forcément, quand on "suce pour une crème de nuit", perdre son PR c'est un moindre mal (pour faire bonne mesure je pense qu'il faudrait leur crever les yeux, mais je suis souvent excessive).

J'ajouterai pour parfaire ce portrait peu reluisant que "La blogueuse" termine toujours ses mails par "Belle journée !". Mais dans quel monde vit-on (PUTAIN) ?

l'hopital

Quand ca veut pas comprendre ! ^^

Difficile dans ces conditions d'avoir foi en un web plus propre et de meilleur qualité, c'est vrai. Le SEO fait pourtant tout ce qu'il peut pour rétablir la morale et l'ordre dans ce chaos aux proportions absolument gigantesques, dispensant la bonne parole à coups de billets plus ou moins didactiques, mais les intéressées ne savent pas faire un tri pertinent dans les informations données (forcément), et se sentent un peu vite agressées (les femmes et leur susceptibilité, je ris !)

Bon. Trève de plaisanteries maintenant.

Que les choses soient claires : je ne défends aucun type de blogging en particulier, car là n'est pas la question. Du plus utile au plus mauvais, chacun est libre de partager son petit avis publiquement et personne ne force qui que ce soit à lire quoi que ce soit (personnellement, les mamans blogueuses me donnent envie de me foutre le feu, mais j'évite de les lire et de juger ce que je ne comprends pas).


joli

Joli. Pas mieux.

Par contre certains propos et comportements sont juste intolérables. Et non, vous pouvez chercher mais rien ne justifie qu'on essaie de rabaisser une femme et de dégrader son image. RIEN (l'inverse est vrai aussi, mais on a moins souvent besoin de le rappeler, bizarrement). 

Par ailleurs, quand on fait le gros de sa thune sur à peu près tout ce qu'il y a de moins respectable (porn, forex, rachat  de crédit et j'en passe), on peut se permettre de se la fermer coté morale. C'est vrailment l’hôpital qui se fout de la charité d'entendre les SEOs parler d'éthique à tout bout de champ quand on voit la merde dont notre communauté abreuve le web jour après jour, quand même (et ne venez surtout pas me dire que c'est le genre de commentaire qui nous donne mauvaise réputation).

Sur ce, je vous laisse méditer sur les deux tweets suivants* et je vous donne RDV en 2015 peut-être pour un prochain billet.

 

* Le tweet de Laurent est tiré d'une conversation privée à laquelle je n'ai pas assisté.


Un peu de lecture pour compléter cet article :

37 thoughts

  1. PhilippeNo Gravatar

    4 février 2014

    Quelle magnifique animation d’Alice au pays des merveilles, parfait pour illustrer certains délires psychédéliques ;)

  2. Je mettrais bien juste des petits coeurs en commentaire, mais on va me dire que je spamme.

    Cet épisode me semble une parfaite illustration du nombrilisme dont fait preuve une partie de la « communauté » des « référenceurs ». Non, le monde ne tourne pas autour du SEO.
    D’ailleurs, à part les SEO, qui se plaint de Panda, Penguin et du reste de la ménagerie ? ;)

  3. YakiseoNo Gravatar

    4 février 2014

    Mais c’est que j’ai reconnu des blogueuses qui m’ont interpellée.
    Perso, pour mon article j’oserai un presque un mea culpa, mais je maintiens ma position que oui certaines blogueuses ont crié au loup et n’ont pas eu le recul nécessaire pour comprendre qu’elles étaient tombées dans le panneau.
    Je me suis excusé auprès d’elle(s) et surtout je leur ai donné la possibilité d’un droit de réponse sur mon blog. (Les 3 auxquelles j’ai proposé ont décliné pensant qu’elles allaient se faire tailler en miette, alors que je n’attendais qu’un débat)
    Ton article est pourtant très juste, c’est une erreur de jeunesse que je ne recommencerai pas. La fougue surement ! (et un poil de machisme aussi)

    P.S : J’avais hâte de te lire :) Bravo.

    1. SEO Factory GirlNo Gravatar

      4 février 2014

      @Yakiseo : Faute avouée…;-)

  4. jessyseonoobNo Gravatar

    4 février 2014

    Eh bien très bon retour :-)

    Sacré coup de gueule argumenté. Dans l’histoire c’est un peu GG qui fout le bronx, en interprétant mal une balise définie de manière claire dans les spec html.

    Comme tu dis la blogueuse (ou le blogeur, tu permet que je parle à l’unisex), c’est la vraie utilisatrice lambda, on lui dit voila, internet tu fais une page c’est un article, tu fais un lien parcque le contenu sur lequel tu vas arriver sera au moins autant pertinent et lié à ce que je te raconte.

    Le lien en dofollow, comme tu l’indique, c’est le paramètre par défaut et les gestionnaires de contenus, même chez google sont par défaut.

    C’est pas un problème de blogueuse et ce qu’elles en font, c’est celles qui font le vrai net avec du vrai contenu.

    Perdre du PR, quezaco ? Je pense que google n’affiche plus la barre de PR pour les blogs comme un dommage collateral, mais peut être pas pénalisé (cherchez vos top requête pour voir si ça a baissé).

    Google il vient et il dit je vous pénalise chez moi parcque vous me faite concurrence à vendre de la pub qui passe pas par moi. Je ne vous affiche plus d’info pour que vous n’ayez pas la possibilité de monayer vos article sponso en ayant ma caution.

    Ce qui n’altère aucunement la qualité des blogs de blogueuses qui veulent monétiser leur audience.

    Continuez les filles

  5. ArgonauteNo Gravatar

    4 février 2014

    Très bon article :), tu devrais écrire plus souvent !
    Quand deux entités arrogantes se confrontent, cela fait des étincelles ! Je ne sais pas si cela grandit l’être humain mais cette affaire a tout de même le mérite d’inciter à l’humilité.
    Dans le lot, je trouve qu’on épargne beaucoup les annonceurs qui gèrent à mon sens avec beaucoup de légèreté et de méconnaissance leur pérennité web.

    1. SEO Factory GirlNo Gravatar

      4 février 2014

      @Argonaute : en effet, on pourrait même leur reprocher bien pire…

  6. NicolasNo Gravatar

    4 février 2014

    Si je comprends bien:

    Un référenceur c’est un mec qui vend de la merde et qui passe son temps à faire la morale aux autres.
    Une référenceuse c’est une fille qui vend de la merde et qui passe son temps à faire la morale aux autres référenceurs.

    Marre de ce vilain web, je vais voir du côté des marketeurs au moins eux sont intègres et francs.

    Belle journée!

    1. SEO Factory GirlNo Gravatar

      4 février 2014

      @Nicolas C’est presque ça, sauf qu’évidemment moi c’est de la merde qui sent la rose (je suis une fille ou pas ? :-p)

  7. MagicyoyoNo Gravatar

    4 février 2014

    C’est vieux comme internet (oui, je parle comme un vieux con) de se laisser parler ses instincts agressifs. L’impression d’anonymat sans doute.
    Le pire c’est de constater que ces échanges ont commencé avec un peu d’humour noir.

  8. Très bon article, bravo ^^

    On peut tout à fait discuter des « torts » de départ (parce que quand on gagne de l’argent grâce au web, passionné ou pas, je pense que l’on devrait se renseigner au moins sur la manière dont cela fonctionne) mais la de ce que j’ai vu passer sur Twitter, ça devenait un peu n’importe quoi :)

    Du coup je t’ai fait un petit lien dans mon dernier article !

  9. Prochain épisode l’an prochain : « j’ai épousé un référenceur ? » ^^

    Sur le fond je suis d’accord : personne ne demande à un internaute d’être développeur web pour publier sur internet. Les CMS sont justement apparus pour ça (Spip Powa ! poke @Seo2nuit)

    Donc que Google détourne les règles des Interwebs (W3C pour l’attribut rel) est complètement déplacé. Idem pour author et publisher si appréciés des fans du réseau social G+ : à la base, le rel=me fait très bien l’affaire.

    Bref, Google s’amuse bien à voir les interwebs divisés par ses recos pendant que le cours de son action continue de monter.

    1. SEO Factory GirlNo Gravatar

      4 février 2014

      @Raoul : parfaitement ! Pour le reste…trop tard.

  10. Ne jetons pas la pierre, mais la personne qui fait des campagnes de promotion de produits et qui paie des billets sponsorisés a aussi une part de responsabilité dans cette histoire.

    Quand j’ai commencé le blogging, les billets sponso et même le contact avec les marques n’existaient pas. On recevait au pire des communiqués de presse comme les journalistes et on était bien contents. Le marché du billet sponso a été créé par le fait qu’effectivement quelqu’un qui tient un blog peut être influent sur les comportements d’achats de ses lecteurs car un blog est une espèce de « journal perso d’avis de produits ».
    Et dans tout Internet, il y a tout de même beaucoup d’amateurs et des personnes qui n’en ont même rien à ciré de Google, puisque ce sont souvent aussi des blogs destinés à la famille ou aux amis.

    Et avec mes blogs non SEO, j’en reçois en masse des mails « faîtes moi juste un lien je vous file 100 € ce sera facile ». De la négociation en direct sous cape avec un compte paypal sous un pseudonyme impossible…

    On joue la carte de la simplicité, de la facilité, comme un troc. Se moquer de Buzzea est particulièrement hypocrite puisqu’au moins les régies ont des conditions d’utilisations claires. Certaines même n’acceptent pas de blogs sans que celui-ci attestent d’un statut légal pour monétiser son site.

  11. EmmanuelleNo Gravatar

    4 février 2014

    Et ben moi je suis ravie de pouvoir lire de nouveau quelque chose par ici !
    Tu m’avais manqué !
    Et sinon, j’ai beaucoup ri, merci !
    ++

  12. Très bon article, que des machos merdiques les SEO… Les blogueuses mode apportent ce sentiment libertaire qui rappelle les origines du web, que ne peut-on le reconnaître?
    Comment peut-on penser que c’est juste l’émanation la plus misérable du capitalisme, du narcissisme, et de la compromission réunis? Je dis STOP !
    Je crois que l’on parle du prix Pulitzer pour la blogueuse mode 3 ème au classement HelloCotonChinois.

    1. SEO Factory GirlNo Gravatar

      4 février 2014

      @Sam : En tant que blogueur beauté, tu sais de quoi tu parles donc je te fais confiance !

  13. Salut,

    je bosse avec des blogueuses beauté tous les jours..pourtant je fais dans le SEO..mais je n’y connais rien en cosmet..donc chacun son métier : j’apporte de la visibilité et les blogueuses une expertise produit…. heureusement qu’elles sont là. Par contre Même si leur travail est récompensé, il me semble impératif qu’elles gardent leur indépendance..sinon c’est la mort assurée.

  14. GuillaumeHNo Gravatar

    4 février 2014

    Ça faisait longtemps que je n’avais pas ri comme ça. Après pour ce qui est de l’attitude des référenceurs, ça peut quand même se comprendre surtout pour ceux qui ont déjà du organiser des campagnes avec des blogueuses mode. Je ne veux pas caricaturer mais ça parle souvent d’argent, trop souvent. De toute manière, les « vraies » ont des communautés, des gens qui les suivent tous les jours sur FB, Twitter etc… donc en vérité, les seules qui vont vraiment trinquer dans l’histoire, c’est celles qui ont une notoriété superficielle…

    1. SEO Factory GirlNo Gravatar

      4 février 2014

      @Guilaume : ;-) Je travaille aussi avec les blogueuses mode et autres et je n’ai jamais eu aucun souci.

  15. Bravo pour cet article, et je suis assez d’accord. L’enfoiré de l’histoire, c’est quand même Google. Comment peut-on décider sans foi ni loi de sanctionner alors même que les blogueurs et annonceurs respectent la loi et affichent sans tromperie le fait que le billet est sponsorisé.

    Comme j’avais pu le twitter, qu’on ne me fasse pas croire que if ($texte == « article sponsorisé ») { $PowerLink = 0 ; } est si compliqué que ça pour Google. Si oui, alors son algo, c’est de la daube (ah, la réponse est celle-ci ?)

    L’empreinte légale a très certainement joué dans ces sanctions. Comment ça Google pousse à l’illégalité ?

  16. Polop !

    Une chose m’interpelle dans tout cela, et elle concerne les blogueurs et les blogueuses (peut importe le sexe, m’en fou).

    Donc, de ce que j’en voit, il y a pas mal de personnes qui réussissaient à générer un revenu plus ou moins substantiel avec l’apport de la régie Buzzea. Bien. Soyons clair, tant mieux pour tout le monde.

    Mais, quand on commence à gagner un peu de sous, que l’on commence à avoir des rentrer régulière, que l’on commence à avoir une sorte de « marque », avoir tout ses œufs dans le même panier, c’est tendu non ?

    Si une marque commence à me payer un bon prix pour que je rédige un billet, c’est que quelque part, mon blog a une certaine valeur. Et si cette valeur je tentais de l’analyser, pour, d’une part, la sécuriser, de deux, en faire quelque chose de meilleur encore, de plus pérenne ?

    Il n’est pas question de SEO ou quoi ou qu’est-ce là, mais d’un peu de bon sens. Attention, je ne dis pas « tous des cons ou toutes des connes », je dis qu’il est dommage de ne pas s’être intéressé au blogging au sens large du terme, et de s’être focalisé sur le bénéfice financier.

    Parce que je crois qu’il doit y avoir dans le lot des pénaliser, un nombre de personne qui devait avoir quelque chose d’intéressant entre les mains, et qu’avec cette affaire là, c’est un peu, beaucoup la cata.

    Alors, oui, je trouve regrettable de ne pas s’intéresser au domaine qui nous permet de gagner un peu d’argent. Cela pu éviter pas mal de déconvenue.

    La question n’est pas de faire la morale, je ne suis ni blogueur mode/lifestyle/etc, ni SEO de métier. Mais créer une « marque » sur internet, et ne pas s’interroger sur les dangers qui peuvent guetter la pérennité de la marque, cela m’interpelle.

    Voilà ((:

    1. SEO Factory GirlNo Gravatar

      5 février 2014

      @4h18 : Oui c’est dommage, mais c’est le blogueur pro qui parle là ;-)

  17. […](Oui, inutile de faire semblant : je sais que je vous ai manqué).

    Ton lectorat est bien revenu…c’est peut être l’occasion ne nous faire une « revu web » annuelle? ^^

  18. Le JugeNo Gravatar

    4 février 2014

    OUuuuuuuuuuuuuuh pinaise! Comment Elle est bouillante la Stephanie! ‘tention!

    Blague a part … les tenants et les aboutissants de l’affaire buzzea pour moi qui suis maintenant dans le milieu « mode » – je trouve cela a la fois dommage et pas dommage –

    Dommage – parce que comme tu le dis – chez nous les bloggueuses – nous les appelons « influencers » – dans un 1er temps parce qu’il y a des mecs dans le lot et dans un 2e parce que souvent on les contacte pas pour leur blogs – parce que les blog de blogueuses « mode » c’est la plupart du temps un chouillat moisi il faut bien le dire – ou alors c’est abérrant a quel point c’est cher – je me demande meme pourquoi la communauté SEO les utilisent – Non nous – on contacte les bloggueuses pour leur influence sociale (instagram / FB / Youtube et autres) – C’est dommage de voir certains jouer les justiciers dans la mesures ou c’est nous (la communauté au sens large) qui a créer la situation dans laquelle on se trouve actuellement.

    Meme si bon entre nous – encore une fois Gégé a montré les dents et encore une fois c’est la panique alors que bon … chaque fois c’est pareil – les bourrins du guest blogs sont les anciens bourrins du CP – qui sont les anciens bourrins de commentaire de blog, qui sont les anciens bourins de la soumission annuaire etc…. c’est l’histoire du bourrin qui a vu le bourrin qui a vu le bourrin qui a vu l’ours… on remonte aux origines du bourrin la … anyway je me perd un peu – dommage donc de ce point de vue la.

    Pas dommage – dans la mesure ou « les bloggueuses » elles y sont un peu aussi pour quelque chose dans la situation actuelle – Parce qu’il faut bien dire que c’etait devenu du grand n’importe quoi le truc – les blogs devenant de plus en plus comme des magazines feminins – a savoir que le blogs avait plus d’articles sponsos que de vrais articles – des qu’une wannabe model avait un blog avec 3 photos et 20 visites par mois elle reclamaient 200 euros pour une review … et j’en passe et des meilleures – c’etait la foire d’empoigne – j’en prend comme exemple la facon dont les filles du service « SMO » et presse se congratulent a grand coups de « High 5″ des qu’elles arrivent a avoir notre nom cité quelque part gratuitement – c’est comme si elles avaient monté l’éverest les pauvres – toutes les semaines je vois passer des mails envoyé a toute l’equipe marketing  » Youpiiiiiii on est cité la! avec le lien et en termes de retour trafic c’est carrément risible. bref tout ca pour dire que ca va remettre un petit peu (juste un petit peu) les choses a leur place par rapport a cela.

  19. Nicolas AugéNo Gravatar

    5 février 2014

    Hello,

    moi ça me dépasse toute cette histoire, d’un côté je comprend pourquoi certains SEO s’énervent (pas de fumée sans feux) et de l’autre côté, idem pour les blogueuses.

    Mais encore une fois, celui qui a vraiment foutu le boxon c’est big G !

    Je vais peut-être prendre un mauvais exemple mais c’est comme si les flics venaient à l’enterrement d’un ex-taulard en criant : « ah c’est bien fait pour ta gueule ».

    Vous remplacez le rôle de chacun dans mon exemple et c’est ce qui caractérise actuellement l’effet Buzzea pour moi.

    Du coup, j’éprouve plus de la compassion et de l’humilité dans cette histoire.

    Bref, tout ça pour dire que je suis content de lire un de tes articles ! ;-)

  20. CerbereNo Gravatar

    5 février 2014

    Oui alors étrangement (ou non) moi ce que je que retiens de cet article c’est que tu ne baises pas ….
    Ok je sors >>>>>>>>

  21. franchement c’est une affaire pour rien pour les blogueuses. Si elles n’ont perdu que leur PR (le PR toolbar), cela ne change pas grand chose vu qu’elles n’en ont plus besoin.

    c’est peut-être pour cela que Google conserve le PR toolbar, c’est pour montrer des sanctions.

    et ceux qui disent « bien fait pour les blogueuses avec leurs tarifs très élevés »… mais cela va faire qu’augmenter les tarifs car pour prendre un risque, il va falloir que cela vaille vraiment le coup.

  22. 777casinoNo Gravatar

    6 février 2014

    Pour etre dans un milieu different je peux vous dire que les achat de liens et article sponsorise nest pas fini certain developpe meme des reseaux uniquement dans ce but ! Et gg ni voit que du feu ! Alors cette histoire nest elle pas que du vent ?

  23. Je t’invite sur mon blog beauté en signature! Ça risque de te passer pas mal au dessus de la tête, et je ne parle pas de ta petite taille… :D

    1. SEO Factory GirlNo Gravatar

      7 février 2014

      @Sam : Ah oui, là je ne peux pas lutter, trop d’esprit ! Mon pauvre Samuel…Et sinon oui je suis petite, visiblement ça te turlupine (ça et mon physique en général, en autres choses). Tu veux qu’on en parle ?

  24. Laurent BourrellyNo Gravatar

    7 février 2014

    Beaucoup de bruit pour rien cette affaire.
    Les blogueuses qui ont atteint suffisamment de notoriété et d’autorité n’ont pas besoin de Google pour vivre. C’est d’ailleurs mon cas personnel. Le trafic GG ne représente pas plus d’1/3 de mes visiteurs et ce ne sont certainement pas les plus qualifiés pour mon activité commerciale.
    Pour les autres, leurs blogs vivotait et elles gagnaient des clopinettes. Si elles ont ce qui faut pour réussir dans la vie, cet épisode ne sera qu’une excellente expérience pour rebondir.

    Puis leur PR il va revenir. Suffit d’aller faire son mea culpa à GG et tout ira bien.

    Et merci d’avoir relayé mon tweet. Je le trouvais rigolo, mais toutes mes excuses si cela a choqué certain(e)s.

  25. Marie-AudeNo Gravatar

    7 février 2014

    J’adore ton article, tellement vrai :) Mais il y a juste un problème, en le lisant j’en ai éclaboussé mon clavier de rire, il a donc fallu que j’en rachète un autre avant de pouvoir commenter !

    Seofactorygirl, le blog qui coûte cher !

    Quant au tweet de Laurent, je ne vois pas ce qu’il a de choquant, il est factuel.

    1. SEO Factory GirlNo Gravatar

      7 février 2014

      @Marie-Aude : vraiment désolée ;-) Pour le tweet de Laurent je n’ai pas été choquée, il illustrait juste mon propos.

  26. LaurentNo Gravatar

    7 mars 2014

    En fait sur la question de l’indépendance des journalistes et des blogueurs, qui je pense est un point vraiment central, on a eu – et on a encore – très exactement le même genre de débat pour ce qui est de la presse papier. Il ne faut pas oublier qu’il y a des fanzines qui, le succès aidant, sont devenus des magazines. Par exemple pour moi qui suis un fan de musique il y avait Magic Mushroom, devenu Magic.

    Même si certains, par « idéologie », rejettent toute forme de publicité, la plupart des gens ont généralement conscience que pour être indépendant il faut gagner un peu d’argent. Et on n’est certainement pas plus indépendant s’il vient de fonds publics que s’il s’agit d’argent privé. Normalement on comprend ça à l’adolescence, en fait ;-)

    Il y a aussi la question du « trop plein » en matière de pub, mais c’est un autre débat…

    Mais dans la plupart des cas, à partir du moment où il n’y a aucune ambiguïté quand il s’agit d’un contenu sponsorisé, cela ne dérange pas le lecteur, sous une condition :
    – que le rédacteur reste sur sa thématique, mais normalement on ne propose pas à Alain Prost de parler savonnette,
    – qu’il ne dise pas l’inverse de ce qu’il pense et/ou de la « réalité. On lui pardonnera d’insister même un peu lourdement sur des points positifs, de faire preuve d’un enthousiasme exagéré, mais pas de mentir à ses lecteurs.

    Après c’est sûr qu’il n’est pas naturel ;-) de demander à un rédacteur de penser à coller des attributs à ses liens lorsqu’il écrit… Mais Google a un monopole, ou presque, donc il fixe ses règles.

    Et sinon oui, au sujet de la fin de l’article, les SEO sont imbattables en matière de pollution du web :-)

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