Le coup du Panda

 - by SEO Factory Girl
Google Panda - What the Fuck

"Google est ton ami"

Ce n’est pas une exclusivité puisque le salon « Search Marketing Expo » (8-10 Mars) s’est tenu il y a quelques semaines déjà (et que pas mal ont relayé l’info depuis, voir notamment ici et ), mais je voulais quand même revenir sur certains points abordés à l’occasion par Matt Cutts (qui dirige l’équipe en charge de lutter contre le SPAM) à propos de la nouvelle update algorithmique de Google, au charmant petit nom de Panda, et donner un peu mon sentiment.

L’upgrade a déjà eu lieu aux US, et non sans causer certains dommages collatéraux (dixit Matt Cutts himself, le nouvel algo n’est pas parfait et les ingé de Google responsables de Panda avouent eux-mêmes qu’il est difficile de distinguer clairement et systématiquement un shallow-content site).
Pour l’Europe, on parle d’une update d’ici quelques semaines.
Ce qui est sûr, c’est que nous n’y échapperons pas, et que personne n’est vraiment à l’abri (attention, séquence frisson).

Panda, une évolution majeure de l’algorithme de Google

Pour faire simple, cette update a pour ambition principale de combattre plus efficacement les contenus de faible qualité qui parasitent les résultats de recherche (les fermes de contenus, de liens, les sites crées pour la publicité, etc.). En soi, c’est donc plutôt une bonne chose pour l’utilisateur moyen et pour tous les propriétaires de sites Web de qualité. Ou pas, à y regarder de plus près.
Petit passage en revu (non-exhaustif) de ce qu’il ne faut plus faire à compter d’aujourd’hui, et des sanctions encourues si vous ne respectez pas certaines des nouvelles règles édictées par Google All Mighty :

Le contenu de faible qualité, c’est le mal

Rien de bien étonnant ni de très nouveau, mais la vraie question c’est surtout de savoir « Qu’est-ce qu’un site de faible qualité ? ».
Là dessus, on n’en sait guère plus finalement, mais on apprend quand même lors du SMX qu’une page avec peu de contenu (ou pas, si elle est en construction) ne sera pas seulement pénalisée, elle pénalisera aussi l’ensemble du site. Attention donc, si vous avez une page avec 3 pauvres lignes qui traînent (ou 10, ou 20, qui sait ??), gare à la trappe ! C’est bien foutu, non ?

Le contenu dupliqué, c’est pas bien non plus

Rien de nouveau là non plus, mais là le contrôle sur le duplicate va être ecore renforcé…et ça va devenir de plus en plus compliqué de contourner les obstacles posés par les blogs (par exemple, mais ça marche aussi avec les sites e-commerces), qui par nature sont des puits à Duplicate Content presque sans fonds (reprise des articles en accueil, dans les catégories, sur les posts eux-mêmes, etc.). Bref, si vous avez un blog d’entreprise, vous êtes perdu malheureux !

Trop de pub tue la pub

Là dessus on sera (presque) tous d’accord, le but étant ici d’éliminer les sites créés spécifiquement pour l’affiliation, selon un certain ratio contenu/publicité.
Dans la pratique, les nouvelles règles à suivre sont toutefois assez floues (surprise-surprise), mais les annonces au dessus de la ligne de flottaison semblent être ciblées en particulier (donc rien a voir avec la notion de ratio contenu/pub, pour le coup…). Il faudra donc suivre de près les effets de l’update sur les sites quali générant de vrais revenus grâce à la publicité online, pour en déduire de nouvelles pratiques plus respectueuses des caprices du Panda (ce n’est peut être pas le meilleur moment de vous lancer dans l’affiliation, là…).

Le Flash, c’est non et re-non !

Bon, ça non plus ce n’est pas nouveau.
Plus précisément, ce sont les méthodes de cloaking (version en HTML alternative en sous-couche) utilisées pour référencer un site en Flash qui sont clairement condamnées par Google. Ce qui ne l’empêche pas de lire partiellement le Flash, mais cette techno reste à éviter si le site n’est pas conçu correctement, avec un gros travail de linking derrière. Pour s’épargner bien des déconvenues (à court ou à long terme), il vaut mieux donc abandonner une bonne fois pour toute le Flash si vous souhaitez être correctement positionné dans les SERPs, (ou, si vous insistez vraiment, vous adresser à un référenceur spécialisé et payer le prix fort, mais même là c’est risqué).
Bref, si vous venez juste de vous faire faire un joli site en Flash et que vous comptez dessus pour booster votre business, il ne vous reste que vos yeux pour pleurer.

Mais que faire, Jean-Pierre ?

Heureusement, tout n’est pas totalement perdu et des solutions existent. C’est d’ailleurs le métier des référenceurs de s’adapter aux évolutions des algorithmes et de contourner les nouveaux obstacles imposés régulièrement par les moteurs de recherche.
Mais tout le monde n’a pas forcément un référenceur sous le pied, me direz-vous (et d’ailleurs, tout le monde ne sait pas ce qu’est le référencement, tout simplement -et nous sommes au 21è siècle !). Certes, et je vous répondrai que malheureusement, avec l’arrivée du Panda, c’est un tord bien facheux.
Je prêche pour ma paroisse en disant ça, mais qui, autre qu’un référenceur -et quelques initiés-, s’intéresse aux nouveaux critères de l’algo de Google ? qui, autre qu’un pro, peut réellement en comprendre les effets et développer les méthodes appropriées pour passer au travers des mailles du filet ? Finalement, qui peut encore espérer exister sur le Net sans l’aide d’un professionnel ?* (ce qui est tout à fait paradoxal, puisque n’importe qui aujourd’hui peut monter un site WordPress gratuitement en quelques minutes).

Bref, ma conclusion à tout ça, ce n’est pas tant qu’il faille craindre le pire (l’impacte devrait être moindre en Europe, selon Matt Cutts) mais tout simplement que le jeu se complique encore un peu (et qu’il continuera forcément à se compliquer), et qu’il devient de plus en plus difficile pour un non-initié de rester dans la course au positionnement (cher prospect, si tu me lis : prends contact avec moi sans tarder).
Je trouve cette nouvelle évolution de l’algo de Google assez symbolique, finalement, des changements perpétuels que vit le Search, et qui prouve une fois de plus l’importance du référencement et du référeneur professionnel comme un maillon indispensable de la chaîne de production et de la vie d’un site Web.
C’est une bonne chose pour le métier, évidemment, sauf que les moeurs changent moins vite que le Search. Je vais donc attendre encore un peu avant de sortir le champagne.



Pour aller plus loin sur le sujet, je vous conseille la lecture (en Anglais) de deux articles décortiquant l’ensemble des critères à respecter et les pénalités encourues par le très sérieux et très reconnu Search Engine Land : The Farmer/Panda Update: New Information From Google and The Latest from SMX Wes, et Lessons Learned at SMX West: Google’s Farmer/Panda Update, White Hat Cloaking, And Link Building. Et également en Anglais et très bien expliqué, avec des pistes d’exploration intéressantes pour comprendre sur quoi se base Google pour juger la qualité d’une page : Google Panda update survival guide.
J’updaterai sûrement ce billet au grès de l’actualité qui ne manquera pas d’être riche à ce sujet au court des prochaines semaines !


* En réalité, mon côté justicière au grand coeur est assez indigné des montagnes d’efforts demandés par Google au petit propriétaire de site innocent pour se positionner.

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